Erysipèle
et fasciite nécrosante : prise en charge.
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Société
Française de Dermatologie , Société de Pathologie Infectieuse
de Langue Française |
Les rapports d'experts et du groupe bibliographique
seront publiés dans un numéro spécial des Annales de Dermatologie
au début 2001. |
SOMMAIRE |
1. Avant-propos |
2. Question 1 :
De quelles données a-t-on besoin aujourd'hui pour prendre en
charge un érysipèle ? |
3. Question 2 :
Quelle prise en charge pour l'érysipèle ? |
4. Question
3 : De quelles données a-t-on besoin aujourd'hui pour prendre
en charge les dermo-hypodermites bactériennes nécrosantes et
fasciites nécrosantes, (DHBN-FN) ? |
5. Question
4 : Quelle prise en charge pour les dermohypodermites bactériennes
nécrosantes et fasciites nécrosantes (DHBN-FN) ? |
AVANT-PROPOS |
Cette conférence a été organisée et s'est déroulée conformément
aux règles méthodologiques préconisées par l'Agence Nationale
d'Accréditation et d'Évaluation en Santé (ANAES) qui lui a attribué
son label de qualité. |
Les conclusions et recommandations présentées
dans ce document ont été rédigées par le Jury de la Conférence,
en toute indépendance. Leur teneur n'engage en aucune manière
la responsabilité de l'ANAES. |
Rappel anatomique |
Il y a dans la graisse hypodermique (synonyme hypoderme) une
structure très grêle de faible consistance qui ne constitue
pas une barrière à l'infection et qui n'est pas individualisée
partout : " le fascia superficialis ". En dessous de la graisse
hypodermique se trouve une aponévrose dite " aponévrose superficielle
", qui est fermement adhérente au muscle quand le sous-sol est
musculaire. Cette aponévrose superficielle est donc profonde
par rapport au fascia superficialis avec lequel la confusion
terminologique est facile compte-tenu de la similitude des noms,
alors qu'au contraire aucune confusion n'est possible pour le
chirurgien. Il s'agit d'une véritable aponévrose, extrêmement
résistante, et c'est elle qui est le siège électif de la nécrose
dans les fasciites, ce qui contribue encore un peu plus à aggraver
la confusion terminologique (fig. 1). |
Selon les zones anatomiques le fascia
superficialis est |
· soit en dessous de la graisse hypodermique et donc séparé
de l'aponévrose superficielle par un espace virtuel que
peut décoller la main du chirurgien ;
· soit situé au sein de la graisse hypodermique donc avec
du tissu adipeux sur ses deux faces.
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Le
terme de " tissu cellulaire sous-cutané " doit être abandonné
car il ne correspond à aucune structure anatomique : le tissu
adipeux, associé à des fibrocytes que l'on peut trouver sous
le fascia superficialis quand celui-ci existe et se trouve en
position haute, est une partie de l'hypoderme, donc de la peau.
Les tissus véritablement " sous-cutanés " sont l'aponévrose
superficielle, les muscles, etc. |
Mise
au point terminologique |
Le
terme de " cellulite " (anglais cellulitis) est source de confusion
car utilisé pour des affections variées |
·
des dermo-hypodermites bactériennes (DHB) impossibles
à distinguer de l'érysipèle ;
· des dermo-hypodermites bactériennes nécrosantes
(DHBN) proches des fasciites nécrosantes (FN) ;
· des dermo-épidermites microbiennes : cellulite
streptococcique péri-anale ;
· des dermo-hypodermites non infectieuses : cellulite
éosinophile de Wells ;
· enfin dans le langage courant, l'adiposité
en capiton, surtout observée chez les femmes.
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En outre
ce terme est anatomiquement impropre : il fait référence à un
tissu cellulaire sous-cutané qui n'existe pas : sous la couche
profonde de la peau c'est-à-dire l'hypoderme, on trouve l'aponévrose
superficielle (voir rappel anatomique). |
L'abandon
de ce terme permet de clarifier la terminologie : selon la nature
de la structure anatomique atteinte, on peut parler de DHB non
nécrosante assimilée à l'érysipèle ; et pour les formes nécrosantes
de dermo-hypodermite bactérienne nécrosante (DHBN) sans atteinte
de l'aponévrose, de fasciite nécrosante (FN) caractérisée par
la nécrose de l'aponévrose, de myosite et globalement de gangrène
infectieuse. |
Débridement
: les auteurs de langue anglaise utilisent ce terme français
pour désigner les excisions de tissus nécrotiques au cours des
DHBN et des FN. La transposition en français de ce terme " anglofrench
" est source de mauvaise compréhension de la nature de l'acte
chirurgical. Nous proposons de l'abandonner au profit d'excision. |
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| fig.1 |
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Vous
retrouverez les références de cet article dans
la revue les Annales
de Dermatologie et Vénéréologie sur le site internet de
l'éditeur MASSON |
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